
COMMUNIQUÉ DE PRESSE
3 novembre 2026
8 novembre : Journée internationale de la radiologie
Ces opérations que l’imagerie a fait disparaître
Les vraies économies sont dans le diagnostic précoce
Le 8 novembre 1895, Wilhelm Röntgen découvrait les rayons X. Cent trente et un ans plus tard, à l’occasion de la Journée internationale de la radiologie, célébrée chaque année à cette date, la Fédération Nationale des Médecins Radiologues (FNMR) chiffre une évidence que personne ne mesure : l’imagerie médicale a fait disparaître des opérations entières, évité des hospitalisations et transformé le pronostic de maladies graves. Trois exemples, tirés de la nomenclature des actes de l’Assurance maladie, le démontrent.
L’appendicite : de 300 000 opérations par an à 11 000
Au début des années 1990, la France opérait près de 300 000 appendicites chaque année, le plus souvent sur une simple suspicion clinique. En 2023, 11 000 appendicectomies ont été pratiquées, quarante fois moins. Entre les deux, l’échographie puis le scanner ont donné aux chirurgiens la certitude du diagnostic avant d’ouvrir. Le coût annuel de cette prise en charge pour la collectivité est passé de 300 millions à 4 millions d’euros. Pour un enfant qui a mal au ventre, cela signifie ressortir rassuré du cabinet d’imagerie au lieu d’entrer au bloc opératoire.
Le cancer du sein : la biopsie chirurgicale a presque disparu
En 2014, 9 500 femmes ont subi une biopsie chirurgicale du sein pour savoir si une anomalie était cancéreuse. En 2023, elles étaient 137. La macrobiopsie guidée par l’imagerie, réalisée en cabinet par le médecin radiologue, sans hospitalisation, l’a remplacée. Elle coûte trois fois moins cher à l’Assurance maladie : 512 euros contre 1 353 euros.
Ce geste est un acte de médecin. Dans le dépistage organisé du cancer du sein, assuré pour l’essentiel par les radiologues libéraux, le médecin radiologue interprète la mammographie et complète l’examen si nécessaire. C’est lui qui réalise le prélèvement. Les logiciels d’intelligence artificielle l’assistent sans le remplacer : l’algorithme signale, le médecin décide. Un cancer du sein détecté tôt guérit dans neuf cas sur dix, selon les données de santé publique.
« ll y a dix ans, pour savoir si une image était un cancer, une femme passait au bloc opératoire, avec une hospitalisation et une cicatrice. Aujourd’hui, je fais ce prélèvement dans mon cabinet, guidé par l’image, et elle rentre chez elle dans l’heure. Le médecin qui a lu sa mammographie est celui qui pose le geste. Voilà ce que l’imagerie a fait disparaître : pas un acte, une épreuve. »
Dr Katia Giobbini, secrétaire générale de la FNMR, radiologue à Narbonne
L’AVC et la radiologie interventionnelle : soigner sans ouvrir
Chaque année, 120 000 personnes sont victimes d’un accident vasculaire cérébral en France. L’IRM identifie la nature de l’accident et décide du traitement dans une fenêtre de 4 heures quand il évite encore les séquelles. Un AVC traité à temps épargne des années de dépendance.
Au-delà du diagnostic, le médecin radiologue soigne. La radiologie interventionnelle traite à l’intérieur du corps avec une précision millimétrique, souvent sans hospitalisation. L’acte coûte trois à cinq fois moins cher que la chirurgie équivalente avec hospitalisation.
« Ces chiffres ne sont pas des souvenirs, ils dessinent une méthode. Chaque fois que l’image arrive avant le bistouri, le patient y gagne et les comptes publics aussi. Les vraies économies sont dans le diagnostic précoce. C’est pourquoi la FNMR a proposé à l’Assurance maladie de chercher 320 millions d’euros d’économies dans la pertinence des examens, sur l’épaule, le rachis, le genou et les céphalées, en réalisant l’examen utile du premier coup, plutôt que dans des baisses de tarifs qui retardent les diagnostics. »
Dr Éric Chavigny, président de la FNMR
Trois actes d’imagerie sur quatre sont réalisés en cabinet libéral
Les radiologues libéraux assurent 75 % des actes d’imagerie pour 59 % des remboursements de l’Assurance maladie. L’imagerie pèse moins de 3 % des dépenses de santé. 86 % des médecins radiologues exercent en secteur 1 ou OPTAM, à tarifs encadrés, avec tiers-payant. Leurs équipements, du mammographe à l’IRM, sont financés sur leurs fonds propres, sans subvention publique.
Journée internationale de la radiologie : des cabinets ouverts aux rédactions
La Journée internationale de la radiologie a été créée en 2012 par la Société européenne de radiologie (ESR) avec ses homologues américaines (RSNA et ACR), à la date anniversaire de la découverte des rayons X par Wilhelm Röntgen.
À cette occasion, des cabinets d’imagerie accueillent des équipes de presse. Le Dr Éric Chavigny et des radiologues libéraux représentants de la FNMR, installés dans toute la France, se tiennent à la disposition des rédactions pour des interviews, sur place ou à distance. Le service de presse organise les tournages et les entretiens.
À PROPOS DE LA FNMR
À propos de la FNMR. La Fédération Nationale des Médecins Radiologues représente depuis 1907 les médecins radiologues libéraux. Présidée par le Dr Éric Chavigny, elle rassemble plus de 80 % des plus de 5 000 radiologues libéraux que compte la France, qui emploient plus de 30 000 collaborateurs dans leurs cabinets.
Les radiologues libéraux réalisent près de 80 millions d’actes d’imagerie par an et assurent une part majeure du dépistage organisé des cancers. Ils équipent la France en scanners, IRM, mammographes… sur leurs fonds propres, sans subvention publique.
CONTACTS MÉDIAS
Agence COROMANDEL
Jérôme Aubé | 06 29 82 76 55 | j.aube@coromandel-rp.fr
Florence Bachelot | 06 60 91 94 94 | f.bachelot@coromandel-rp.fr




























