COMMUNIQUE DE PRESSE
29 septembre 2026

Cancer du sein : le dépistage à la française rend aux femmes un premier résultat le jour même

 

À la veille d’Octobre Rose et alors que le PLFSS 2027 arrive en conseil des ministres, les médecins radiologues libéraux appellent le gouvernement à préserver ce modèle, que les baisses tarifaires fragilisent. Des cabinets ouvriront leurs portes aux rédactions tout au long du mois.

 

Une seule séance : ce qui se passe dans un cabinet français

Dans un cabinet de radiologie, le dépistage du cancer du sein ne se résume pas au passage devant une machine. Le manipulateur, sous la responsabilité du médecin radiologue, réalise la mammographie. Le médecin radiologue interprète les images sur place, puis reçoit la patiente pour l’examen clinique des seins, dont chaque femme bénéficie systématiquement. Si une image l’exige, il complète l’examen par une échographie ou des clichés supplémentaires, dans la même séance, sans nouveau rendez-vous. La femme repart le plus souvent avec un premier résultat le jour même. Les clichés jugés normaux partent ensuite en seconde lecture, garantie supplémentaire propre au programme français.

Ce parcours « tout en un », de l’examen clinique jusqu’à l’échographie complémentaire, offre aux femmes une qualité de prise en charge que beaucoup de pays envient à la France.

La Fédération Nationale des Médecins Radiologues (FNMR), et avec elle toute la profession, est fière de ce modèle de dépistage à la française, aujourd’hui menacé par les baisses tarifaires imposées par l’Assurance maladie. La FNMR demande au gouvernement d’en sanctuariser le financement dans une enveloppe de prévention, distincte des dépenses de soins. Selon ses chiffres, les radiologues libéraux assurent 80 % de ce dépistage organisé, avec des mammographes financés sur leurs fonds propres, sans subvention publique.

 

« La femme qui sort d’un cabinet de radiologie après son dépistage sait où elle en est, le jour même. C’est cette spécificité française que nous demandons au gouvernement de préserver, au moment où il cherche des économies durables. »

Dr Éric Chavigny, président de la FNMR

 

45,7 % de participation : le retard français qui coûte cher

La participation au dépistage organisé plafonne à 45,7 % en France sur la période 2024-2025, d’après Santé publique France, loin de la cible européenne de 70 %. Ce retard se paie deux fois : en vies et en dépenses. Selon le Livre blanc de la SIFEM et de la SFSPM, la prise en charge d’un cancer du sein diagnostiqué au stade IV coûte 93 400 euros, contre 10 600 euros au stade I. Chaque point de participation gagné se traduit par des cancers traités plus tôt et à moindre coût.

 

« Les vraies économies sont dans le diagnostic précoce. Un cancer du sein détecté au stade I coûte près de neuf fois moins cher qu’au stade IV. Défendre le dépistage à la française, c’est soigner mieux et dépenser moins. »

Dr Éric Chavigny, président de la FNMR

 

Octobre Rose : des cabinets ouverts aux rédactions

Pendant Octobre Rose, des cabinets d’imagerie accueilleront des équipes de presse pour suivre le parcours d’un dépistage, de la mammographie au premier résultat, dans le respect du consentement des patientes. Le Dr Éric Chavigny et des radiologues libéraux représentants de la FNMR et installés dans toute la France se tiennent à la disposition des rédactions pour des interviews, sur place ou à distance.

Le service de presse organise les tournages et les entretiens.

 


À PROPOS DE LA FNMR

La Fédération Nationale des Médecins Radiologues (FNMR) représente plus de 4 000 radiologues libéraux (30 000 collaborateurs), au cœur d’un réseau de 7 776 médecins dans toute la France.

Les radiologues assurent chaque année près de 80 millions d’actes (radiographie, échographie, scanner, IRM, imagerie interventionnelle), jouant un rôle central dans la chaîne de soins : diagnostic, dépistage, thérapeutique et suivi.

Grâce à leur expertise et à leurs investissements constants, les cabinets d’imagerie garantissent un accès rapide et de qualité à une médecine moderne et innovante.

CONTACTS MÉDIAS

Agence COROMANDEL

 

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